Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas »

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas »

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas »

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas »


Nous savons que l’après BAC au Mboa est l’une des étapes les plus difficiles pour un futur étudiant car celui-ci ne sait pas exactement quelle filière il fera après l’obtention de son diplôme de fin d’études secondaire. Et pour ceux et celles qui savent ou du moins qui pensent savoir, ce n’est pas non plus de tout repos.  Entre confusion et soucis de trouver une bonne université ou même un emploi après l’obtention d’un BTS, d’une licence ou d’un Master, la plupart fait le choix d’aller à l’étranger pour poursuivre ses études.

Pourquoi le choix d’un pays autre que le sien ? Y aurait – il plus d’opportunités ailleurs ? A l’aide d’un questionnaire, nous sommes allés à la rencontre des quelques étudiants ou anciens étudiants qui ont fait le choix de partir « chez les Ntan’gan » pour un plus bel avenir…ou pas.

  1. Présentation complète ; nom(s), prénom(s), âge, pays et ville de résidence, filière étudiée
  2. Pourquoi être parti ? Etait-ce un choix personnel ou une envie ? Ou alors une décision des parents ?
  3. Comment s’est fait le départ ?
  4. Quel est le sentiment que l’on a à l’arrivé ?
  5. Comment sont les débuts ? Faciles/difficiles ?
  6. Comment réussir son intégration ?
  7. Les bonnes pratiques pour vivre en pays étranger ?
  8. Quels sont les avantages et les inconvénients ?

(1) CHARLES ELOMBA.

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - CHARLES ELOMBA
  1. Charles ELOMBA, 23 ans, je vis au Maroc précisément à Casablanca et je fais un master en Digital Marketing.
  2. Je suis parti du Cameroun dans le cadre des études. C’était un choix personnel, bien-sûr, appuyé par mes parents. C’était surtout pour découvrir l’extérieur, vivre de nouvelles expériences. J’avais cette envie de comparer les cultures, voir comment ça se passe en dehors du Cameroun.
  3. Plutôt bien. Il faut dire que voyager c’est aussi se préparer administrativement (passeport, visa, vaccin) et émotionnellement (les au revoirs)
  4. En ce qui me concerne, j’étais très détendu. Je n’ai pas vraiment réalisé que j’étais parti pour un bon bout. L’atmosphère était assez estivale du coup c’était un peu comme des vacances prolongés au tout début.
  5. Y a du bon et du mauvais. Le premier obstacle c’est la langue. Quand tu es dans un pays où la langue courante parlée n’est pas vraiment le français/l’anglais, ça prend du temps pour se faire comprendre et tout le monde n’est pas doué pour faire des signes très expressifs. Le second obstacle c’est la bouffe et je dirai même le plus gros. Quand au Cameroun tu as un très grand choix de plats du 1er au 31 sans manger la même chose et qu’ici tu constates que le pain accompagne presque tout, il y a de quoi vouloir rentrer très vite. Donc voyagez toujours avec votre Okok, eru, sanga, le bobolo et même le plantain parce que personne ne vous dira qu’il n’y a pas ça hors de chez vous. Si vous savez cuisiner c’est encore mieux. Par contre, ne ramenez pas le fer à repasser, les cuillères de la maison et j’en passe, il y en a aussi dans votre pays d’accueil, c’est sûr (lol).
  6. Il faut tout d’abord observer son nouvel environnement, distinguer ce qu’il faut faire et pas faire, demander quand on ne sait pas mais surtout se faire sa propre image du milieu et ne pas se laisser raconter les choses parce que les expériences ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Rapprochez-vous de votre communauté, c’est important d’être proche de ses frères de patrie.
  7. Il faut bien gérer son argent du mois pour ceux que les parents entretiennent / sinon se trouver un boulot qui vous aidera à subvenir à vos besoins primaires et plus. Il faut être en règles avec les autorités du pays d’accueil et avoir ses papiers valides. Sachez aussi joindre l’utile à l’agréable. Certes vous allez pour les études (l’utile) mais il faut aussi se détendre (l’agréable).
  8. C’est une belle expérience de vie. On en ressort forcément changé du fait qu’on emporte un peu du pays qui nous a reçus, de ses us et coutumes et on y laisse aussi un bout de soi-même. Mis à part la distance d’avec la famille et les proches, c’est assez bénéfique.

(2) CHLOE HERLOU B.

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - CHLOE HERLOU B.
  1. Je m’appelle Chloé Herlou Bimai, je vis dans le nord de la France plus précisément à Lille et je suis des études de Documentation (Science Doc).
  2. Alors c’est assez complexe parce que c’était un choix mutuel de mes parents et de moi. Il était convenu que je vienne en France poursuivre mes études mais le must c’était avant tout de les rejoindre vu qu’ils y vivent depuis des années.
  3. Honnêtement, il s’est fait dans la précipitation dans la mesure où, j’ai eu mon visa le jeudi (c’est un exemple, je ne me souviens plus exactement du jour) et je suis partie le samedi soir. Donc je n’ai pas eu le temps de faire mes au revoirs à mes amis ni à certains membres de ma famille.
  4. Quand je suis arrivé à l’aéroport de Nantes, ma première impression était que Mbeng à une odeur bizarre, n’a pas de couleurs et que tout le monde est pressé (rires). En plus c’était le début de l’automne et on était dans les 9°. La veille j’étais dans un pays chaud avec des personnes chaleureuses  et là, c’était un peu la désillusion.
  5. Les débuts étaient difficiles ; mon accent faisait rire tout le monde. Je n’arrivais pas à « whitiser » (rires) du coup, je me suis énormément renfermée sur moi au départ. D’autant plus que dans ma ville, on était avec ma mère les seules noires. Ce n’était pas évident de n’avoir quasiment aucun repère.
  6. Si tu veux bien t’intégrer dans ce pays, il faut éviter le communautarisme. Fréquenter les autres nationalités que ce soit des français, des algériens ou autre (parce que la France est cosmopolite), sortir de sa zone de confort, s’intéresser à la culture française, un minimum à l’histoire, à l’actualité et à la gastronomie. En gros il faut être curieux.
  7. Je ne pense pas qu’il existe un manuel précis pour vivre dans un pays étranger mais si vous venez dans le but d’y établir votre vie, intégrez-vous. Soyez le meilleur dans ce que vous faites. Evitez de comparer les prix de certains articles en FCFA sinon vous aurez des maux de tête (rires) et n’écoutez pas les « on-dit », si vous ne comprenez rien concernant vos papiers, vos cours, votre situation bancaire par exemple, renseignez-vous auprès des personnes compétentes, de l’administration.
  8. Les inconvénients ; d’après ma propre expérience, je trouve que le Cameroun est vraiment un pays chaleureux mais on ne s’en rend compte que lorsqu’on sort de là. Il y a cette facilité de parler avec des gens qu’on ne connaît pas, de demander de l’aide aux voisins, d’aller chez une amie sans prévenir et d’autres petites choses qu’en France vous ne pouvez pas faire. Les avantages ; l’ouverture d’esprit. Vivre dans un pays, quel qu’il soit vous ouvre les portes d’un univers que vous ne connaissez pas. On en apprend tous les jours sur la culture, sur des anecdotes, sur la cuisine (même si le eru est le meilleur plat du monde).

(3) EVA M.

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - EVA M.
  1. Je m’appelle Eva M. J’ai 22 ans, je vis en Chine, plus précisément dans la ville de Shanghai et je fais des études en Commerce International
  2. C’était un choix personnel et j’avais envie de découvrir la culture chinoise d’une façon plus rapprochée.
  3. C’était assez stressant je dois le dire. Surtout à cause des procédures et triste parce que j’allais laisser derrière moi mes proches.
  4. Je dois dire que j’étais assez surprise car c’était tout nouveau pour moi. Je m’attendais à voir des mecs shaolins un peu partout (rires). Je crois que j’ai plané pendant une semaine au moins.
  5. Les débuts n’étaient pas vraiment difficiles pour moi parce que j’ai eu la chance de voyager avec des amis et je connaissais déjà un compatriote ici.
  6. Il faut être ouvert d’esprit. Il faut essayer de comprendre la culture, c’est très important et cela implique de parler le mandarin sinon vous êtes foutus.
  7. Pour vivre en pays étranger il faut se fixer des objectifs, ne pas s’embrouiller avec les locaux et avoir un bon rythme de vie.
  8. Les AVANTAGES ; on découvre une nouvelle culture, les études sont mieux ici (selon moi) et puis les transports aussi. Les INCONVÉNIENTS ; la distance (nos proches nous manque), le climat qui n’est pas très stable, la pression au niveau des études.

(4) ANDRÉ LIONEL M.

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - ANDRÉ LIONEL M.
  1. Je m’appelle André Lionel Missoka, je vis à Londres en Angleterre et je suis en Master Business International.
  2. C’était une décision des parents. Le but c’était de me faire grandir en maturité, de me responsabiliser et bien-sûr d’obtenir une meilleure formation que celle que j’aurais eu en restant au pays.
  3. Le départ était assez précipité parce que c’était une décision de dernière minute du coup il fallait rattraper la prochaine rentrée.
  4. Je dirai que j’étais paniqué et excité en même temps. Je me suis dit: « so this is real man! C’est désormais le nouveau chez moi ici…papa n’est plus là, maman non plus ! » Mais en même temps j’étais excité à l’idée de découvrir l’inconnu, de voir ce que ce pays plein d’opportunités avait à m’offrir.
  5. Les débuts n’étaient pas si difficiles parce que j’avais ma sœur avec moi. Elle m’a encadré durant un an et demi ça m’a vraiment aidé. J’avais son support et ses conseils.
  6. Selon mon expérience, il faut avoir l’esprit ouvert et essayer de s’adapter aux coutumes locales et surtout écouter ceux qui ont été là avant toi.
  7. Il faut rester focus. Il ne faut pas perdre de vue la raison pour laquelle on est là. Travailler dur car en tant qu’étranger, on doit redoubler d’effort dans tout ce qu’on fait. Être entreprenant et n’attendre rien de personne. En Mbeng on est sa propre famille !
  8. L’un des avantages je pense serait la maturité que l’on acquiert. Comme ma grande sœur dit souvent : « quand tu arrives en Mbeng mon ami ajoute 10ans à ton âge » et affectivement j’ai beaucoup muri. J’ai surtout appris à être autonome. Quand aux inconvénients, je dirai que l’un des plus gros c’est d’être loin de sa famille. On rate les anniversaires, les mariages etc. Et bien-sûr la tchop…deux ans sans manger le suya massah !

(5) TAMAR HABESSOLO

  1. Hello ! HABESSOLO Tamar, j’ai 22 ans je vis en France plus précisément à Massy-Palaiseau dans le 91 et je fais des études en Biologie des Organismes et Écologie.
  2. Alors il ne s’agissait pas d’un choix personnel. C’était en fait un regroupement familial. Après l’obtention de Bac D, il était prévu que j’aille vivre enfin avec ma mère et mon beau-père.
  3. Le départ a été plutôt facile. J’ai la nationalité française donc j’ai échappé aux nombreuses tracasseries que beaucoup subissent pour l’obtention du visa par exemple. Le seul problème était qu’avec les parents nous nous sommes mal préparés pour la fac.
  4. J’étais très triste une fois sur place et je le suis encore d’ailleurs. Pour venir ici j’ai dû laisser derrière moi tous ceux que j’aime, tout ce que j’ai connu et c’était dur de vivre ça à 17 ans.
  5. Je me souviens que je suis arrivée un samedi et le mardi qui suivait, j’avais déjà un cours à la fac. Je ne connaissais rien ni personne. J’avais des notions, oui, mais ma fac c’est carrément un pays ; l’Université de Science de Paris-Sud s’étend sur quatre communes et moi je suis là, toute petite, je commence la biologie alors que je veux faire médecine mais vu que nous nous sommes mal préparé, voilà. Mais par la grâce de Dieu je suis tombé sur une centre-africaine dans mon groupe de cours et elle m’a vraiment aidé à  « m’intégrer » comme on dit. Au niveau des cours, comme je faisais une première année de biologie, le programme à l’époque était celui de Terminale D et C chez nous (Cameroun), autant vous dire que j’étais plutôt à l’aise.
  6. S’il y avait une formule magique lol ! Très honnêtement je ne sais pas ce que intégration veut dire…j’espère que ce n’est pas se travestir en petit français et décider de s’appeler Jacques Bernard. Je pense qu’il faut juste rester ouvert d’esprit, ne pas jouer un rôle. L’humilité c’est essentiel et surtout le plus précieux pour moi est de ne pas rejeter sa culture, qui on est tout en respectant les règles du pays d’accueil. L’université c’est le lieu idéal pour apprendre d’ici et découvrir pleinement ce qu’il faut à mon avis.
  7. Essayer de souffrir autant qu’on peut sans se forcer aux autres. Être humble, prêt à apprendre et découvrir. Savoir s’imposer quand il faut, se fixer une ligne de conduite, se souvenir des conseils sur la vie et éducation des parents. Respecter (même si on n’est pas d’accord) les règles et coutumes du pays où on se trouve.
  8. LES AVANTAGES : le système de santé, les jobs étudiants, l’accès quand on est étudiant à de nombreux avantages et réductions, tous les musées et bibliothèques à découvrir. LES INCOVÉNIENTS : le RACISME, être loin des siens, le stress le stress et encore le stress ! Dans ce pays c’est pratiquement le quotidien de tous. Et pour finir je dirai le climat, je ne m’y fais toujours pas.

(6) JORDAN MBELLA

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - JORDAN MBELLA
  1. Je m’appelle Jordan MBELLA, j’ai 25 ans et je réside depuis 2013 à Montréal au Canada où j’ai étudié entre janvier 2014 et décembre 2015 en droit des affaires en option fusions acquisitions et restructurations de sociétés, pour l’obtention de ma maîtrise.
  2. La décision de partir a été à la fois la concrétisation d’un désir personnel et d’une volonté des parents. Au début de ma dernière année de licence à l’Université Catholique d’Afrique Centrale où j’étudiais les sciences juridiques et politiques, nous avons commencé à penser à ce que j’allais faire ensuite. La chose évidente était que j’étais encore un peu jeune pour me lancer dans le monde professionnel.
  3. J’ai postulé pour plusieurs universités en France comme au Canada pour avoir une solution de rechange au cas où. J’ai été admis à la Sorbonne, à Strasbourg, à l’université de Sherbrooke, à l’université de Montréal et à l’université de Laval. L’idée de faire la Sorbonne me tentait mais il fallait que je reprenne ma 3ème année pour des raisons d’équivalences. Je me suis donc concentré sur l’université de Montréal. Il faut savoir que la procédure pour étudier au Canada est relativement longue mais tout aussi simple. Cela m’a pris 5 mois ; d’avril à août 2013. Une fois qu’on a tous les papiers entre les mains, le départ s’organise facilement. Moi je suis parti le 27 novembre 2013 avant les fêtes de fin d’année avec la famille donc c’était chargé émotionnellement. Et j’arrivais le 29 à Montréal en plein hiver massah ! Heureusement, j’avais ma très bonne amie et sa famille qui allait m’accueillir donc j’étais en meilleure posture que beaucoup d’autres.
  4. Je dirai que ça varie d’une personne à une autre, d’une situation à l’autre. Mais la chose importante dont il faut se rappeler ici c’est que, les gens ou les structures qui vous accueillent jouent un rôle majeur dans votre état d’esprit. Moi j’étais plus enthousiaste qu’autre chose. La nostalgie n’a pas eu raison de moi avant un bon 6 mois car la maman de mon amie qui m’a accueilli substituait valablement la mienne avec ses repas copieux. J’étais très curieux et très excité à l’idée de découvrir une manière différente de faire les choses, à l’américaine, dans tout son gigantisme.
  5. Toutes les universités, toutes les structures, toutes les administrations sont préparées à nous accueillir donc il y a des protocoles bien précis pour toutes choses et donc aucune difficulté à obtenir des solutions à n’importe quel type de problème.
  6. Il faut avoir envie de s’intégrer d’abord. Il ne faut pas être fermé mais ça doit se faire progressivement. La majorité des gens arrivent et se réfugient dans leurs communautés mais moi je pense que ce n’est pas l’idéal. Il faut composer avec les locaux, participer aux activités d’intégration, en savoir un peu plus sur le pays ou au moins sur la ville, et retenir les dates importantes afin de prendre part aux commémorations. L’idée quand on quitte son pays n’est pas de venir reconstituer les mêmes conditions qu’on avait au bled. Il faut tenir compte du contexte et de leur histoire afin de faciliter l’imbrication des cultures.
  7. Se tenir au courant des lois pour savoir ce à quoi on peut avoir droit en tant qu’étudiant international qui pourrait nous faciliter la vie ; communiquer avec des gens qui ont plus d’expérience dans le pays pour qu’ils la partagent avec nous ; opter pour des solutions économiques tant qu’on a pas de situation stable : colocations, job à temps partiel, transports en commun, etc.
  8. Les avantages qu’on peut tirer d’années d’études à l’étranger sont d’abord l’ouverture au monde et à d’autres cultures, une vision différente des choses qui peut être bénéfique pour un développement personnel et même plus généralisé, on va certainement se faire des connaissances, enrichir son cv d’expériences académiques et professionnelles variées ; les inconvénients seront peut-être la nostalgie, et parfois des difficultés à se réintégrer dans son pays d’origine par la suite.

(7) TOUTOUOM EZECHIEL.

Les étudiants de la diaspora : « En Mbeng c’est mieux…ou pas » - TOUTOUOM EZECHIEL
  1. Je me prénomme TOUTOUOM Ezechiel, j’ai 22 ans, titulaire d’un Master en Marketing Communications et Stratégies Commerciales. J’habite Lyon, France.
  2. Alors, c’était une envie très personnel. Je dois dire que mes parents n’étaient pas pour mais j’en avais besoin pour m’épanouir et surtout que je trouvais que le Cameroun n’avait rien à m’offrir la filière ou je voulais briller.
  3. Mon départ s’est fait un peu en catastrophe. J’attendais deux réponse ; soit du Maroc soit de la Tunisie. La première qui tombait était celle que je choisirais. Finalement mon premier départ s’est fait pour Tunis. J’ai fait mes valises en même pas une semaine et la semaine qui suivait je partais.
  4. D’abord de l’excitation. Ensuite de la curiosité mais aussi très vite de la peur. On ne sait pas vraiment dans quoi on s’embarque ni comment on va gérer (même si je n’ai pas trop paniqué). Disons que mon inconscience m’a rendu peu réactif à certains problèmes qui auraient pu se poser.
  5. Les débuts sont plus ou moins cools parce qu’au départ on a pas mal d’argent (rires). On est plus comme des touristes du coup on ne ressent pas la vie de la même façon mais une fois que la partie touriste passe, on prend conscience qu’on est plus chez nous. On doit s’adapter à un nouveau système et ça peut être dur.
  6. Il faut rester ouvert, il faut briser les barrières. Aller vers les autres et essayer de se créer un chemin dans ce nouvel environnement.
  7. Eviter les problèmes et essayer d’être toujours en règles. Je pense qu’il faut également garder à l’esprit qu’on n’est pas chez nous et agir en conséquence. Il est aussi très important de garder le contact avec la famille qui saura nous rassurer quand on en aura besoin.
  8. Les avantages ; on fait de nouvelles expériences, on travaille sur soi mais surtout on gagne en maturité. Les inconvénients ; il y a le risque de se perdre, de tomber dans des excès souvent pour impressionner les autres.

Merci à nos frères et sœurs vivant de l’autre côté pour ces récits. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaires !


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