Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique


La ville de Douala accueille cet évènement qui se veut être pour la photo ce qu’est le festival Ecran Noirs pour le cinéma. REPDOUL explore les thématiques liées à la MEMOIRE à travers la photographie et s’est focalisé pour sa première édition, déroulée du 10 au 13 janvier 2023, sur le thème : « ENGINGILAYE ? EWESE ! HISTOIRE ? RACONTE ! ».

Des visages, des paysages, des scènes de vie, la photographie d’art a pris quartier dans les centres culturels et galeries de la citée économique. C’est d’ailleurs au sein de l’Institut français du Cameroun que le top départ de cette première édition des Rencontres Photographiques de Douala a été donné par l’équipe des ateliers KAM’ART. Durant quatre jours, ce sont des expositions, talk, conférences-débat et ateliers avec la présence permanente de professionnels du métier qu’ont découvert visiteurs et adeptes de la photo.


« Durant REPDOUL nous allons découvrir une autre façon de raconter des choses et d’appréhender la photographie » a affirmé Max MBAKOP, photographe et initiateur du festival. Des mots qui se sont accompagnés d’actions durant l’espace-temps réservé à ce rendez-vous photographique qui a pu briser les frontières en faisant découvrir des regards locaux mais également étrangers, des regards et idées qui ont transporté chacun bien au-delà de leurs pensées.

En proposant des conférences débats très appréciées sur les thématiques – la photographie, entre patrimoine et mémoire - la photographie comme témoin de l’évolution d’une entreprise et - l’évolution de la photographie : cas du Cameroun – REPDOUL a non seulement permis le partage d’expériences mais aussi d’appréhender et de poser un regard mature et nouveau sur l’image. « Ces jeunes ont besoin de regards d’ainés, que l’on puisse leur raconter nos expériences afin qu’ils se nourrissent de cela » s'est exclamé, l’artiste peintre, Hervé YAMGUEN. Joseph, jeune photographe en herbe a d’ailleurs soutenu les pensées d’Hervé avec un retour satisfait des conférences et ateliers menés « échanger et écouter des aînés dans le métier c’est très bénéfique, c’était super il y’a eu tellement de connaissances en plus, une vision différente et beaucoup de points d’ombres qui ont été levés, c’était très riche ».  

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

L'initiative REPDOUL engagée par le photographe Max MBAKOP est une solution à un problème, celui d'un environnement peu favorable au métier de photographe et l’absence d’une communauté qui lui est propre « Il n’y a pas de véritable plateforme pour les photographes, encore moins pour ceux qui veulent exceller dans la photographie d’art pour pouvoir s’exprimer » a-t-il souligné. Ce festival est de ce fait une occasion donnée aux adeptes et professionnels de pouvoir faire entendre leur voix dans l’univers de l’art au Cameroun. Une initiative encouragée par le photographe de renom Alain NGAN « Cette initiative vaut beaucoup pour la photographie au Cameroun, Merci à Max d'y avoir penser ».

Sidoine MBOGNI, la meilleure performance photo sur le thème Noir & blanc

Au-delà d’apprendre, au travers d’un concours de photo organisé en collaboration avec le store Motion19, sur le thème noir et blanc, le festival a donné l’occasion à tous de montrer leur créativité « ensemble on a pensé mettre sur pieds ce concours, pour permettre à tous ceux qui n’ont pas de compétences professionnelles en photographie, de participer au REPDOUL. » a expliqué Max MBAKOP. Lancé en ligne, celui-ci a cumulé plus de 100 enrôlements, les photographes participants au concours ont dû faire appel à leur imagination. « Le thème du concours était assez vague, bien que compliqué, j’ai apprécié y participer, malheureusement je n’ai pas été choisi, mais c’était une chouette initiative » a confié Gédéon GATCHEU, photographe participant. Max a d’ailleurs éclairé sur le choix du thème, et le lien avec la thématique générale du festival qui est la mémoire « on est rentré dans du noir et blanc car c’est ce qui existait quand on a justement créé la photographie, l’image a commencé avec du noir et blanc et on a pensé que ce serait intéressant de rentrer là-dedans ».

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

C’est donc sur la photographie de SIDOINE MBOGNI que s’est porté le choix du jury pour la première place du concours.  Son œuvre, une image qui représente beaucoup pour lui quant à la légende qui l’accompagnait lors de sa mise en ligne « Elle regarda par la porte… des gosses jouaient, faisant de grands bruits dans la grande cour, la regardant, je pu clairement la sentir se remémorer son enfance… des jours heureux qu’elle ne reverra jamais. - Main chanceuse sur l’appareil… Précieux moment immortalisé. » peut-on lire sur son post Facebook. Il a ainsi remporté un bon d’achat de 100.000 FCFA de la part du motion19 store.

Si le concours ne devait primer qu’une seule personne, les jurys ont décidé de changer les règles face aux riches propositions des candidats « Le choix était très difficile. Au début c’était parti pour une seule photo gagnante, mais finalement on en a retenu deux ». C’est ainsi que BAWE GREY se hisse à la seconde place avec l’image d’un jeune nourrisson et remporte un bon d’achat de 75 000 FCFA.

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 Une photo vaut mieux que mille mots 

Si la photographie est l’art de capturer le temps et de saisir un moment furtif pour l’installer dans l’éternité, alors elle devient de ce fait important car transmet une histoire. « La photographie aujourd’hui, fait partie intégrante de notre quotidien. Maintenant c’est comment on amène justement les individus à mieux comprendre et à mieux appréhender l’image, c’est ce qu’on est en train de faire » a expliqué Max.

Montrer l’importance de la photo et son impact dans le temps ainsi que sur la mémoire s’est révélé être le « must do it » des Rencontres Photographiques de Douala. « On aimerait permettre aux gens de pouvoir raconter des histoires à travers la photographie » a-t-il souligné. Au travers des ateliers, expositions et conférences qui ont meublé le festival, Max MBAKOP a voulu passer un message clair sur sa vision de la photographie, un métier qui ne consiste pas qu’à prendre des images sur commande, mais également à capturer des moments qui transmettent une histoire et à construire la mémoire collective. « Ce festival doit essayer de sensibiliser tous les photographes qui ne travaillaient que sur commande de consacrer 10 min de leur temps à photographier des instants, des bâtiments, des personnes… pour essayer de raconter et d’immortaliser une certaine époque ».

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

 Comment raconter une histoire en photographie ?

L’image joue un rôle d’aide-mémoire et de ce fait n’est que la trace de la réalité, la preuve de l’existence d’une chose. « La photographie c’est juste un médium, le photographe utilise ce médium comme le chorégraphe utilise la danse, le cinéaste le cinéma… Raconter une histoire c’est pareil, c’est l’approche qui est différente dans la photographie » a déclaré NICKY AINA, photographe. Ce biologiste de l’image fait un constat, « généralement quand on a un appareil photo, on pense qu’on peut tout raconter sans n’avoir à rien raconter du tout. Avoir un appareil photo ne suffit pas à raconter une histoire. »

Comment donc raconter une histoire au travers de la photo ?

Les rencontres photographiques de Douala, un festival dédié à la mémoire photographique

« Premièrement il faut connaître son sujet, connaître la thématique. Avoir une problématique en tête, avoir aussi un angle de narration comme tout journaliste. Aborder aussi le côté technique, se poser les bonnes questions à savoir, quel genre d’histoire et quel type d’histoire va-t-on narrer ? Est-ce qu’on le fait sur une seule photo ou sur une série de photos à l’image du story-board dans les documentaires ?». Avant de raconter une histoire il faut donc déjà la connaitre et la vivre avant de la transmettre. Durant REPDOUL, NICKY AINA au travers d’ateliers s’est engagé à apprendre aux visiteurs et jeunes photographes à conter au travers de l’image.

 Expositions : La mémoire au centre de tout

Accessibles à tous, les expositions ont été le théâtre de dialogues intimes mais aussi de rencontres provoquées par la découverte des photographies et le débat d’idées qu’elles suscitent. Pour l’occasion, l’institut français du Cameroun a abrité les œuvres et séries de 16 photographes qui ont présenté et raconté à leur manière des histoires autour de leurs croyances, des bâtiments ou objets qui les ont marqués, des instants dans le quotidien d’autrui, des photographies dévoilant des instants gravés dans la mémoire de ceux qui les ont prises. 

Au sein de la galerie Annie KADJI c’est une autre ambiance que l’on a retrouvée. La mémoire dans un aspect un peu plus politique grâce aux travaux de 05 photographes (Max MBAKOP, Perez MEKEM, Hugo BEBE, Blaise NDJILO…) et la fondation MUNA.

Douala dans son aspect colonial à été revisité aux ateliers KAM’ART, mettant ainsi en exergue la mémoire passée. Dans les séries de photos on peut distinguer des bâtiments historiques tels que l’actuel hôpital LAQUINTINIE, la prison centrale de New Bell ou encore l’ancien pont du Wouri.

 Au total, environ 250 photos ont été exposées durant le festival.

RENDEZ-VOUS EN 2025 !

L’impact de cette première édition des Rencontres Photographiques de Douala, a été à la hauteur des investissements des organisateurs, des bénévoles et de la qualité des œuvres photographiques présentées. « Cette édition m’a permis, donné espoir et envie de vouloir faire mieux aux prochaines éditions » a déclaré Max MBAKOP, satisfait du partage et de l’expérience unique offerte par ce festival.

Aussi c’est avec enthousiasme que l’équipe s’engage à préparer une seconde édition encore meilleure. REPDOUL étant un biennale sa prochaine édition est prévue pour 2025.


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